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Des organisations de plus en plus dépendantes de leur SI

Lorsque, au début des années 1980, le progiciel de comptabilité a pris le relais du livre de comptes, les décideurs s’autorisaient à considérer l’informatique comme un apport de confort et d’efficacité dans un monde toujours à même de revenir sur ses pas. Le registre papier était toujours sur la desserte, prêt à suppléer toute défaillance de l’ordinateur. Certains comptables faisaient même le travail en double, au cas où. C’était l’époque où les budgets informatiques n’avaient pas du tout de caractère prioritaire, même s’ils faisaient la démonstration d’un retour sur investissement positif.

Aujourd’hui, ce temps est révolu. La transformation digitale est passée par là. Les systèmes d’information dont disposent les organisations sont d’un niveau de sophistication tel qu’il serait impossible de les transposer du virtuel au réel. Il est désormais inenvisageable de revenir en mode dégradé, hors système d’information, et de renoncer à des sophistications telles que, par exemple, des comptabilités analytiques à niveaux multiples.

Inenvisageable, également, de se passer de messagerie électronique, de systèmes de management de la connaissance, ou encore de couper les interfaces ...