Le pharmakon, ou l’ambivalence du numérique

Nombreux sont les informaticiens qui vous expliqueront que le numérique permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et il est vrai que les exemples ne manquent pas. Le numérique fait partie du problème, mais il fait aussi partie de la solution.

Oui, le numérique permet d’optimiser des processus industriels pour les rendre moins consommateurs d’énergie. Il permet tout autant de faire des plateformes en ligne permettant le réemploi d’objets. On pense à Vinted pour les vêtements, Back Market pour le matériel électronique, Leboncoin pour tous les types d’objets. Il permet aussi de simplifier le covoiturage et donc de réduire la consommation d’énergie par passager d’un véhicule. Dans des domaines bien plus sophistiqués, l’Intelligence Artificielle (IA) peut permettre de faire de la maintenance préventive de machines de façon à ne changer que les pièces sur le point de lâcher. L’IA est aussi utilisée pour simuler les réactions du plasma nécessaire à la fusion nucléaire, source d’énergie qui pourrait à long terme remplacer les énergies fossiles. Les exemples ne manquent pas, mais à vouloir faire de belles promesses vertes, on tombe trop souvent dans le greenwashing…

Il y a 2 800 ans, Homère utilisait le mot pharmakon pour décrire...

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