Atouts, fantasmes et danger du Juge-robotjuge-robot

Le premier juge-robot est né en Estonie au début de l’année 20201. Cette petite république balte, pionnière en matière de technologies numériques, a en effet développé un robot qui remplace le juge pour les litiges inférieurs à 7 000 euros. Au motif que « la justice perdrait trop de temps à traiter les petites affaires »2, les litiges relatifs aux indemnités de licenciement, aux pensions alimentaires ou encore aux excès de vitesse sont désormais à la charge de ce juge-robot3. Cette nouvelle façon de rendre la justice constitue désormais une réalité tangible et le remplacement des professionnels du droit par des machines « intelligentes », ou tout du moins, l’association de ces hommes à des juges-robots, s’apparente à une nouvelle ère : l’heure du juge-robot est arrivée !

Objet de désir pour les uns, repoussoir absolu pour les autres, il est parfois délicat d’entreprendre un débat apaisé sur ce sujet devenu incontournable. Pourtant, l’IA appliquée à la science juridique mérite mieux que les imprécations de ses pourfendeurs ou que les bénédictions amourachées de ces admirateurs. L’avènement du juge-robot constitue en vérité une rupture qu’il faut...

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