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Coder léger

L’histoire de l’informatique ressemble à un mille-feuille. Il y a vingt ans, nous programmions des contrôleurs logiques pour piloter les cristaux liquides ou les diodes de façon à afficher un nombre ou une lettre. Aujourd’hui, plus personne ne touche à ces couches sur lesquelles tous les systèmes d’exploitation se basent pourtant. Il y a eu sédimentation, à tel point que nous ne nous rappelons même plus le nom de la technologie sous-jacente dans certains cas. Après quinze ans de bons et loyaux services, le BIOS va progressivement laisser sa place à des remplaçants plus évolués : qui se souvenait que ce n’était qu’UN BIOS et pas LE BIOS ?

Ce phénomène d’empilement et de sédimentation peut toutefois poser problème du point de vue de la performance. Sans tomber dans l’extrême et vouloir coder les applications en assembleur pour qu’elles soient plus performantes, il convient tout de même de se poser la question, lors de la phase d’architecture applicative, de la nécessité de chaque couche. Dans le monde web, un serveur applicatif et un framework d’injection de dépendances sont devenus tellement courants que certains projets les utilisent alors qu’ils n’en ont aucunement besoin. De même, l’auteur a personnellement vu de nombreux projets utilisant une base de données (un sous-système pourtant extrêmement ...