Coder léger

L’histoire de l’informatique ressemble à un mille-feuilles. Il y a vingt ans, nous programmions des contrôleurs logiques pour directement piloter des cristaux liquides ou des diodes de façon à afficher un nombre ou une lettre. Aujourd’hui, plus personne ne touche à ces couches de niveau sur lesquelles tous les systèmes d’exploitation se basent pourtant. Il y a eu sédimentation, à tel point que nous ne nous rappelons même plus le nom de la technologie sous-jacente dans certains cas. Le BIOS est un autre exemple. Il a été progressivement remplacé par son homologue UEFI, plus complet et plus user-friendly. Dans une dizaine d’années, qui verra encore les écrans bleus du BIOS et saura y naviguer en utilisant exclusivement le clavier ?

Ce phénomène d’empilement et de sédimentation peut toutefois poser problème du point de vue de la performance. Sans tomber dans l’extrême et vouloir coder les applications en assembleur pour qu’elles soient plus performantes, il convient tout de même de se poser la question, lors de la phase d’architecture applicative, de la nécessité de chaque couche. Dans le monde web, un serveur applicatif et un framework d’injection de dépendances sont devenus tellement courants que certains projets les utilisent alors qu’ils n’en ont aucunement besoin. De même, l’auteur a personnellement vu de nombreux...

Pour consulter la suite, découvrez le livre suivant :
couv_EI2ECR.png
60-signet.svg
En version papier
20-ecran_lettre.svg
En version numérique
41-logo_abonnement.svg
En illimité avec l'abonnement ENI
130-boutique.svg
Sur la boutique officielle ENI
Précédent
Les causes des erreurs
Suivant
Conclusion