Pas de joker pour le numérique

Pour que le numérique soit utile dans la lutte contre le changement climatique, il est impératif que l’aspect remède l’emporte aussi largement que possible sur la dimension poison. C’est un raisonnement imparable d’un point de vue logique et même arithmétique. Et pourtant, lors de conversations avec d’autres informaticiens, j’ai pu constater que trop souvent ils espéraient avoir carte blanche pour continuer à se vautrer dans la surenchère numérique, dans l’obsolescence programmée, dans l’innovation qui serait l’incarnation même du progrès, ce phénomène qu’on n’arrête pas. « Les autres industries comme l’aéronautique, l’automobile, le bâtiment, etc. peuvent et doivent faire des efforts », disent-ils, « mais nous, nous faisons partie de la solution, on peut continuer comme avant ».

Et pourtant non. C’est en les écoutant qu’on se souvient de cette citation d’Upton Sinclair, intellectuel américain du XXe siècle : « Il est très difficile de faire comprendre quelque chose à quelqu’un quand il est payé pour ne pas le comprendre ».

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