L’étude de faisabilité

1. L’impasse du SK 6000 Exemple:SK 6000

Connaissez-vous le CDGVAL ? C’est le métro automatique qui dessert les différents terminaux de l’aéroport Charles-de-Gaulle. Moins connu, son prédécesseur au funeste destin, le SK 6000, est abandonné après avoir englouti 193 millions d’euros.

À l’origine, tout allait pourtant pour le mieux. Face à des géants comme Matra ou Poma, une petite entreprise pyrénéenne, Soulé, remporte le marché en faisant l’offre la moins élevée : 40 millions d’euros. Elle est rendue possible par l’utilisation d’une technologie issue des remonte-pentes : un câble en mouvement que des cabines viennent pincer pour avancer.

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La navette à câbles de l’aéroport international de Birmingham (auteur : Adrian Pingstone/source : wikimedia.org)

Le problème, c’est que la société a péché par excès de confiance. Sa version de démonstration fonctionne parfaitement, mais à 20 km/h et sur une ligne droite et plate. La version roisséenne doit pouvoir accélérer jusqu’à 36 km/h, avec de fortes dénivelées sur un trajet sinueux ! Un même câble ne peut fournir un tel différentiel de vitesse, il en faut donc deux... mais qui dit deux câbles, dit deux pinces sous...

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