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L’intelligence du vivant

L’intelligence est trop souvent liée de près à celle de l’humain. En effet, les Hommes ont cherché à se montrer supérieurs aux animaux, et tout ce qui pouvait les différencier était bon à prendre pour se distinguer des « bêtes ». Ce terme est d’ailleurs très significatif : il désigne à la fois les animaux et les personnes étant considérées comme ne possédant que peu d’intelligence.

Pourtant, la définition de l’intelligence comme capacité à s’adapter permet de prendre en compte de nombreux comportements que l’on trouve chez les animaux, et même, plus globalement, chez les êtres vivants.

Quand on parle d’« intelligence du vivant », on pense souvent aux grands singes (capables d’apprendre le langage des signes et de communiquer grâce à lui), aux chiens ou aux dauphins. On peut aussi citer le cas de Hans le malin, un cheval qui « savait » compter et répondait par des coups de sabot sur le sol (par exemple à la question « Combien font 3 + 4 ? », il tapait sept fois du pied). En réalité, il arrivait à détecter les micromouvements sur les visages du public pour savoir quand il devait s’arrêter : il avait ainsi adapté son comportement à son environnement pour obtenir ...