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  3. La résilience
Extrait - Systèmes de Management de la Continuité d’Activité Meilleures pratiques et mise en œuvre de la norme ISO 22301
Extraits du livre
Systèmes de Management de la Continuité d’Activité Meilleures pratiques et mise en œuvre de la norme ISO 22301 Revenir à la page d'achat du livre

La résilience

Une brève histoire de la résilience

La résilience est un concept qui appartient à de multiples domaines. Celui qui nous intéresse particulièrement est la résilience des organismes ou résilience organisationnelle. Elle est le fruit d’une réflexion et d’un travail par analogies qui peut être mieux compris grâce à une connaissance des différentes formes de résilience et du chemin qui nous a conduits aux définitions que nous connaissons maintenant.

1. La résilience des matériaux : rebondir face aux contraintes

Au XIXe siècle, l’émergence de la résilience des matériaux a joué un rôle fondamental dans le développement de structures et de matériaux plus résistants et durables. La résilience des matériaux se réfère à la capacité d’un matériau à absorber de l’énergie lorsqu’il est soumis à une déformation ou à un choc, et à retrouver sa forme et ses propriétés d’origine une fois la charge appliquée retirée.

Parmi les contributeurs clés de l’étude de la résilience des matériaux, Thomas Young, un physicien et médecin britannique, a apporté une contribution significative. Il s’est intéressé aux propriétés mécaniques des matériaux et a développé des théories sur les phénomènes élastiques et la déformation des solides. Ses travaux ont contribué à notre compréhension de la résilience des matériaux et ont permis de développer des méthodes pour évaluer la capacité d’un matériau à absorber l’énergie sans subir de dommages permanents.

En métallurgie, Adolf Martens, un métallurgiste allemand, a réalisé des recherches approfondies sur les propriétés des aciers. Il a découvert une transformation structurale, aujourd’hui connue sous le nom de transformation martensitique, qui a permis de renforcer les propriétés mécaniques des aciers et d’améliorer leur résilience.

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La résilience du métal...

Les modèles de résilience organisationnelle

1. Le modèle du CERT

Le modèle CERT-RMM (CERT Resilience Management Model) développé par le CERT Division du Software Engineering Institute de l’université Carnegie Mellon, est un cadre de gestion qui vise à aider les organisations à renforcer leur résilience face aux menaces et perturbations. Fruit de nombreuses années de recherche et de meilleures pratiques en cybersécurité et gestion des incidents, ce modèle offre un cadre structuré et complet pour évaluer, planifier et améliorer la résilience organisationnelle.

La résilience opérationnelle est au cœur du modèle CERT-RMM. Elle se définit comme la capacité d’une organisation à maintenir sa mission et ses opérations malgré les perturbations qui peuvent survenir dans ses limites opérationnelles. Cette capacité inclut la gestion des risques, l’adaptation aux changements, la continuité des activités et la capacité de récupération après une perturbation.

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Les vingt-six domaines du CERT-RMM (source : université Carnegie Mellon 2023)

Le modèle CERT-RMM est composé de vingt-six domaines de processus répartis dans quatre secteurs de gestion de la résilience opérationnelle : la gestion d’entreprise, l’ingénierie, les opérations et la gestion des processus. Chaque domaine de processus aborde des aspects spécifiques liés à la résilience opérationnelle et fournit des pratiques et des processus pour les gérer efficacement.

Dans le domaine de la gestion des risques, par exemple, le modèle CERT-RMM propose des pratiques et des processus permettant d’identifier les sources de danger, de classer les risques, d’évaluer leur impact et leur probabilité, et de mettre en place des mesures d’atténuation appropriées. Cela permet aux organisations de comprendre les risques auxquels elles sont confrontées et de prendre des décisions éclairées pour les gérer.

Le modèle CERT-RMM utilise un cadre d’étiquetage similaire à celui du CMMI (Capability Maturity Model Integration) pour identifier les gammes...

Une nouvelle approche de la résilience

1. La résilience en tant que SMI

a. Le concept de SMI

L’implémentation d’un système de management intégré (SMI) présente de nombreux avantages pour les organisations. En combinant plusieurs systèmes de management en un seul système interdépendant, les organisations peuvent améliorer leur efficacité, réduire les efforts redondants et augmenter leurs performances globales.

L’un des principaux avantages d’un SMI est l’accroissement de l’efficience et de l’efficacité. En intégrant différents systèmes de management, les organisations peuvent éliminer les redondances et améliorer la coordination, ce qui se traduit par des gains significatifs en matière d’efficacité opérationnelle.

Un autre avantage est la réduction du dédoublement des efforts. Lorsque les systèmes de management ne sont pas intégrés, les organisations ont tendance à répéter les mêmes tâches, ce qui entraîne une perte de temps et de ressources. Grâce à un SMI, les efforts redondants sont éliminés, garantissant ainsi une meilleure utilisation des ressources et une optimisation des processus.

La communication et la collaboration sont également améliorées grâce à un SMI. En intégrant les différents départements et équipes au sein de l’organisation, un SMI favorise une meilleure circulation des informations, une coordination renforcée et une prise de décision plus éclairée. Cela se traduit par une amélioration de la performance globale de l’organisation.

Un SMI permet également une meilleure prise de décision. En disposant d’un système unique et intégré pour gérer tous les aspects de l’organisation, les décideurs ont accès à une vue d’ensemble plus complète de la performance de l’organisation. Cela leur permet de prendre des décisions plus informées et plus susceptibles de réussir.

Enfin, l’implémentation d’un SMI peut améliorer la réputation de l’organisation auprès de ses parties prenantes, telles...