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Extrait - VoIP et ToIP - Asterisk La téléphonie IP d'entreprise [2ième édition]
Extraits du livre
VoIP et ToIP - Asterisk La téléphonie IP d'entreprise [2ième édition]
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Stratégie d’architectures VoIP

Introduction

L’objectif de ce chapitre est de présenter les différentes architectures de T-VoIP (Telephony and Voice Over IP) qui sont réalisables à ce jour, compte-tenu des moyens technologiques et des offres des opérateurs télécom du marché.

Avant tout, la première question à se poser est "Pourquoi migrer vers de la voix sur IP ?". En effet, pourquoi les entreprises sont-elles condamnées à faire évoluer leur architecture de téléphonie et pourquoi surtout prendre des risques en changeant un système de téléphonie traditionnelle qui a fait ses preuves dans le temps et où il y a toujours une tonalité lorsque l’on décroche le combiné ?

La réponse est dans la question : l’ensemble des technologies des systèmes d’information d’aujourd’hui repose sur le protocole IP et la voix, au même titre qu’une application de type "données" (site web, logiciel métier, messagerie, base de données...) ne peut échapper à ce raz-de-marée, au risque d’être complètement cloisonnée, marginalisée et, au final, abandonnée.

Qui peut imaginer une seule seconde que le système de communication téléphonique ne puisse pas communiquer avec un "agent" matériel...

Compréhension de l’architecture existante ?

Il faut bien constater que la période actuelle est propice à la migration vers la ToIP puisque les autocoms (PABX) d’entreprises arrivent en fin de cycle ; bien souvent, ils ont été achetés à la fin des années 1990, bons nombres de DSI souhaitant déployer une téléphonie permettant d’éviter le fameux bug de l’an 2000 (bug qui n’a finalement pas vraiment eu lieu). L’amortissement matériel a eu lieu (en moyenne 6 ans) et le mainteneur (bien souvent celui qui a vendu et installé l’autocom) propose soit un renouvellement sur la même technologie, soit une transition en douceur vers le monde IP, soit une migration totale en IP.

L’analyse de l’architecture existante est importante car de nombreux paramètres doivent être pris en compte et un oubli initial peut avoir des conséquences inattendues et négatives en terme financier ; par exemple, installer de la T-VoIP sur un système de câblage ancien (catégorie 3), ne pas tenir compte d’un renouvellement indispensable des switchs (ce point est présenté au chapitre Préparation du réseau) ou encore ne pas tenir compte des agences d’une entreprise.

De façon générale, trois scénarios permettent d’orienter et d’arrêter...

Quelle offre pour quel utilisateur ?

  • Est-ce que la nouvelle architecture s’adresse à des utilisateurs internes ou à seulement une partie (un service help-desk, une hotline, une agence, une filiale, des utilisateurs nomades...) ?

  • Est-ce qu’il s’agit d’une offre à destination de clients internes et/ou externes ? De quelles tailles : TPE ou PME ?

  • Est-ce que les utilisateurs sont technophiles ? Doivent-ils disposer d’éléments technologiques évolués (messagerie unifiée, supervision de postes, call center...) ?

Les architectures présentées ci-après ont toutes été testées en entreprise et vont servir de base pour la construction d’autres approches.

1. Architecture n°1 : VoIP/ToIP pour une PME mono-site

a. Stratégie locale

L’autocom IP est installé dans le LAN sur le site de l’entreprise, il est équipé d’une carte de communication "T2" permettant l’interconnexion entre le monde IP et le monde TDM (téléphonie). Le logiciel utilisé est Asterisk, il est totalement ouvert et disponible dans la communauté Open Source.

L’entreprise dispose d’un abonnement de type T2 avec un opérateur et peut donc supporter 30 appels simultanés.

Les téléphones sont tous IP (avec adresses IP fixes ou dynamiques) et sont branchés sur le LAN.

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Avantages :

  • Cette architecture est peu coûteuse et permet rapidement de déployer de la T-VoIP.

  • Le serveur sous Linux devra disposer au minimum de 2 Go de mémoire, sera bi-processeurs.

  • La carte T2 (Digium, Junghams...) s’installe rapidement. Les téléphones IP sont configurables soit directement sur l’interface locale ou via le web. Le chapitre Les passerelles opérateurs détaille les différents types de cartes T0 et T2.

Inconvénients :

  • Cette architecture n’est pas redondée. Si le serveur asterisk et/ou la carte T2 crashent, l’entreprise ne dispose plus de téléphonie. On privilégiera cette approche si l’activité téléphonique n’est pas critique. Il faudra être prudent en conservant quelques lignes analogiques pour la gestion des fax et des numéros d’urgence et pour maintenir une activité téléphonique minimale....

Calendrier type d’un projet VoIP

Prenons l’exemple d’un cas réel d’un projet VoIP, pour une centaine d’utilisateurs, qui consiste à migrer l’existant (analogique et/ou numérique) avec un nouvel autocom IP de type Asterisk. Nous devons également tenir compte de la mise en place d’un trunk (lien) vers un site distant lui-même composé de 100 personnes.

Ce projet sera découpé en six phases chronologiques.

1. Phase 1 : étude préalable

Élaboration du cahier des charges fonctionnelles.

Élaboration du cahier des charges techniques avec schéma de l’architecture.

Choix de l’architecture technique.

Estimation du budget prévisionnel.

2. Phase 2 : validation de la Direction générale

Présentation du projet en CODIR.

Correction de la plate-forme technique.

Validation du budget définitif.

3. Phase 3 : phase préparatoire

Achat des matériels et logiciels.

Segmentation du réseau en vlans.

Installation du serveur Linux, de la plate-forme Asterisk, paramétrage.

Déroulement des scénarios de tests.

Formation des équipes d’administration.

Installation des lignes analogiques, support des fax et modems (hors autocom IP).

Développement de l’interface de CTI et couplage avec l’informatique applicative existante.

Réalisation d’une "sucette"...

Retour sur Investissement de la VoIP

Le ROI peut être défini simplement par la mesure de l’argent gagné ou perdu par rapport à un investissement.

Au début du projet de migration de VoIP, les deux vraies questions que chaque DSI doit se poser sont :

  • "Est-ce que je vais économiser de l’argent ? "

  • "Est-ce que je vais apporter de nouveaux services ?"

Et à la fin du projet, il doit être capable de répondre affirmativement à ces deux questions, sinon il n’aura pas tenu ses objectifs initiaux.

Certains résultats sont cependant difficilement quantifiables même s’ils s’imposent d’eux-mêmes :

  • Dire que l’équipe réseau passe moins de temps avec la hotline d’un prestataire à expliquer plusieurs fois souvent le même problème mais à des interlocuteurs différents.

  • Dire que l’entreprise a repris le contrôle de sa téléphonie interne et par la même occasion d’une partie de son système d’information (cet aspect fondamental n’a pas de prix !).

  • Donner de nouvelles compétences aux équipes techniques et donc apporter une plus grande motivation, une plus grande cohésion d’équipe.

Selon une étude de l’AFUTT (Association Française des Utilisateurs des Télécoms) du 23/03/2007, "la principale motivation de la migration porte sur la réduction du coût des communications".

Dans un projet de migration T-VoIP basé sur Asterisk, plusieurs facteurs sont donc à prendre en compte :

  • Réduction des coûts d’investissement

    • Achat de serveurs redondés habilement négociés.

    • Installation du système d’exploitation Centos, une version gratuite de Linux proche de Redhat Enterpris.

    • Installation d’Asterisk, de ses nombreux add-ons.

    • Achat de routeurs VoIP ou de cartes T2.

    • Location de lien T2 sur SDSL auprès d’opérateurs telecom, renégociation des abonnements et du coût à la minute vers le fixe local/national et vers le fixe vers mobile.

    • Suppression des contrats de maintenance applicative.

    • Achat de téléphones SIP bon marché et utilisation de softphones pour les call-centers.

  • Réduction des coûts de fonctionnement

    • Suppression...