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Extrait - Power Apps Créez des applications métiers avec Microsoft Power Platform (Canvas Apps, Dataverse, Power Automate, Copilot)
Extraits du livre
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Découverte de Power Apps et premiers pas

Introduction : pourquoi Power Apps ?

Avant d’entrer dans l’outil lui-même, prenons un instant pour comprendre ce qui a conduit Microsoft à proposer une solution comme Power Apps. Depuis des années, les entreprises s’appuient sur des logiciels métiers parfois lourds, coûteux et longs à déployer. Lorsque les utilisateurs rencontrent un besoin précis, comme suivre des demandes internes ou automatiser une tâche répétitive, la réponse classique est souvent : « il faut développer une application sur mesure ». Or, un tel développement prend du temps avec des technologies dites « classiques » et nécessite des intégrations qui peuvent être plus ou moins complexes pour interagir avec les autres outils de Microsoft. Ces solutions mobilisent des développeurs spécialisés et impliquent souvent des coûts difficiles à justifier pour de « petits » besoins ou pour des besoins plus conséquents. Une des grandes forces de Power Apps est que cette technologie s’intègre très facilement et rapidement avec les différents outils de Microsoft (Outlook, Teams, Planner, SharePoint…).

C’est dans ce contexte qu’est apparue la Power Platform, la suite d’outils low-code (peu de code) de Microsoft, composée...

Un scénario concret : les demandes internes

Imaginons une entreprise de 250 salariés, répartis dans différents services. Chaque jour, les collaborateurs envoient des e-mails aux services supports pour demander un ordinateur, réserver une salle de réunion, solliciter une formation ou signaler un problème avec leur badge d’accès. Ces e-mails se perdent facilement dans la masse, il est difficile pour les managers d’avoir une vue d’ensemble, et les utilisateurs finissent par relancer plusieurs fois car ils n’ont pas de suivi clair de leurs demandes.

Cette situation est très courante et correspond précisément au type de problème que Power Apps permet de résoudre. Tout au long de ce livre, nous construirons donc une application de gestion des demandes internes.

Cette application sera notre fil rouge. Elle commencera de manière très simple, avec une liste SharePoint contenant les demandes. Puis, chapitre après chapitre, nous l’enrichirons : formulaires personnalisés, logique avec Power FX, migration vers Dataverse pour mieux gérer les données, ajout de relations entre tables, création d’une version Model-driven (pilotée par modèle), intégration de flux Power Automate pour automatiser certaines étapes, et même des fonctionnalités d’intelligence...

Canvas Apps et Model-driven Apps : deux approches complémentaires

Avant de passer à la pratique, il est important de bien distinguer les deux grands types d’applications que vous pouvez créer dans Power Apps.

Les Canvas Apps, bien qu’elles nécessitent davantage de code que les Model-driven Apps (applications pilotées par modèle), sont les plus accessibles pour débuter. Elles fonctionnent comme une page blanche, un canevas vierge sur lequel placer des contrôles (boutons, champs de saisie, galeries), à la manière de PowerPoint. Elles offrent une grande liberté pour construire l’interface, soit librement, soit à l’aide de conteneurs pour créer des applications dites « responsive » (adaptatives), qui s’adaptent à la taille de l’écran. Une fois les contrôles ajoutés, leurs propriétés peuvent être définies afin de préciser leur comportement (action, couleurs, textes, bordures…). Cette approche est idéale pour créer rapidement une application sur mesure avec une interface adaptée aux utilisateurs. L’objectif premier n’est pas de produire une interface « Pixel perfect » (pixel parfait), mais il reste possible, en y consacrant du temps, de créer des applications assez avancées en matière de design....

Premier contact avec Power Apps Studio

 Rendez-vous sur le portail make.powerapps.com.

Après connexion avec vos identifiants Microsoft 365, vous accédez à la page d’accueil. Celle-ci présente, en haut à droite de l’écran, l’environnement dans lequel vous vous trouvez.

 Si vous cliquez dessus, vous pouvez afficher la liste de vos environnements disponibles.

Un environnement est un espace isolé où sont stockés vos applications, vos flux et vos données. Dans une organisation, il est fréquent d’avoir un environnement de développement, un environnement de test et un environnement de production dans le cadre d’un projet Power Apps.

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 Pour commencer à créer votre application, cliquez sur Créer, puis choisissez Démarrer avec un canevas vierge.

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Power Apps vous propose de sélectionner un format : Réactif, Tablette ou Mobile.

 Pour le projet fil rouge, optez pour Mobile, car il est plus probable que les collaborateurs consultent et saisissent leurs demandes depuis leur smartphone.

Le choix du format est important, car il définit la disposition de votre application. La différence entre les formats Tablette et Réactif reste toutefois subtile : le format réactif correspond en réalité à un mode tablette avec des paramètres différents et des conteneurs...

Explorer en détail l’interface

Tout à gauche, le ruban propose des onglets permettant d’accéder à l’arborescence, aux données, aux thèmes, aux collections et variables, aux différents outils avancés et à Power Automate :

  • L’Arborescence liste les différents écrans de l’application et les contrôles qu’ils contiennent. Par défaut, un écran d’accueil vide est créé. Cet espace ressemble à l’explorateur de fichiers de Windows : il vous aide à naviguer dans la structure de votre application. Lorsqu’un contrôle est placé dans un autre, comme les étiquettes dans les galeries, il est indenté par rapport à son parent. Cela permet d’identifier facilement la hiérarchie des éléments.

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  • La partie Insérer permet d’ajouter des éléments visuels à l’application : les contrôles.

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  • Le volet Données est le menu qui permet de retrouver toutes les données connectées à l’application. Ce volet permet aussi d’ajouter des données à l’application.

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  • Les Thèmes permettent de changer complètement les couleurs de l’application tout en gardant une certaine cohérence graphique. Il est possible de créer son propre thème personnalisé...

Premier pas pratique : une application minimaliste

Pour découvrir l’outil, commençons par créer une mini-application très simple dont l’objectif fonctionnel est d’afficher un message lorsque l’utilisateur clique sur un bouton. Sur le plan technique, cet exercice permet d’ajouter différents contrôles, de définir une variable locale et de l’afficher.

 Pour cela, ajoutez une étiquette depuis le ruban latéral gauche en cliquant sur le signe plus +, qui correspond au menu Insérer.

 Une fois le menu Insérer affiché, cliquez sur Étiquette de texte.

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L’étiquette s’ajoute alors sur l’écran dans la partie Canevas.

 Dans le volet de droite, changez son texte pour afficher « Bienvenue dans Power Apps ».

 Positionnez-la en haut de l’écran.

Vous pouvez aussi changer la couleur de fond, toujours dans le volet des Propriétés, et mettre le texte en gras.

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 Ajoutez ensuite un bouton de la même manière. Dans le volet de gauche, cliquez sur le plus + qui correspond au menu Insérer.

 Une fois le menu Insérer affiché, ajoutez le bouton.

 Dans le volet de droite, Propriétés, modifiez son texte en « Cliquez ici ».

Dans la barre de formules, vous trouverez par défaut la propriété...

Notions transverses : variables, collections, connecteurs

Avant de poursuivre, il est utile de clarifier trois notions qui reviendront tout au long du livre.

Une variable permet de stocker une information temporaire. Dans l’exemple précédent, nous avons utilisé une variable de contexte nommée Message. Elle existe uniquement dans l’écran courant. Les variables globales, créées avec la fonction Set, sont accessibles depuis tous les écrans.

Une collection est une table temporaire stockée en mémoire. Elle peut contenir plusieurs enregistrements, un peu comme une mini-base de données. Par exemple, vous pouvez créer une collection d’articles ajoutés par un utilisateur dans un panier, ou une collection de demandes filtrées selon un critère.

Les connecteurs sont des passerelles entre Power Apps et vos sources de données. C’est grâce à eux que vous pourrez connecter votre application à SharePoint, Excel, Dataverse, SQL Server ou même à des services externes comme LinkedIn. Nous les découvrirons dès le chapitre suivant avec SharePoint.

Erreurs fréquentes au démarrage

Lorsque l’on débute, il est normal de commettre certaines erreurs.

La première consiste à vouloir tout regrouper sur un seul écran. L’ajout d’une galerie, d’un formulaire et de plusieurs boutons au même endroit rend rapidement le l’interface difficile à lire. Il est donc recommandé de découper l’application en plusieurs écrans : un pour la liste des demandes, un pour le détail, un pour la création.

Une autre erreur fréquente est de négliger le nommage des contrôles. Si vous conservez les noms par défaut, comme Button1 ou Label2, vous risquez de vous y perdre au moment d’écrire une formule. Prenez dès maintenant l’habitude de renommer vos contrôles : BtnValider, TxtNom, etc.

Enfin, beaucoup oublient de tester régulièrement l’application en mode aperçu. Vous pouvez déplacer vos éléments et modifier des propriétés, mais seule l’exécution en mode aperçu vous permet de vérifier que le comportement est conforme à vos attentes.

Astuces pour bien débuter

Pour démarrer sur de bonnes bases, voici quelques pratiques simples.

Sauvegardez régulièrement votre travail. Même si Power Apps enregistre automatiquement, une sauvegarde manuelle dans le cloud est toujours rassurante. Pour cela, à côté du bouton Images/fleche.png, vous pouvez cliquer sur Images/disquette.png, en haut à droite, pour enregistrer votre travail.

Familiarisez-vous avec la logique des propriétés. Chaque contrôle en possède des dizaines, et chacune peut être définie par une formule. Prenez le temps de parcourir les propriétés principales comme Text, Fill, Visible ou OnSelect. Même les propriétés éditables en NoCode (sans code) peuvent être modifiées en LowCode (peu de code) en passant par la partie avancée des propriétés. 

Enfin, observez les messages d’erreur. Power Apps vous signale immédiatement si une formule est incorrecte, en soulignant le texte en rouge. Lisez attentivement ces messages : ils sont globalement explicites. Vous pouvez retrouver la liste des erreurs et des avertissements en cliquant sur l’icône en forme de stéthoscope.

Les erreurs sont bloquantes pour la bonne utilisation de l’application. Les avertissements, quant à eux, attirent votre attention sur certains points. Dans la mesure du possible, il est préférable...

Autres exercices pratiques

1. Définir une variable globale au lancement de l’application

Avant de passer à la création d’une application connectée à SharePoint, deux exercices simples permettront de consolider les acquis et de manipuler une nouvelle fois l’outil.

Le premier exercice consiste à créer une fonction destinée à stocker les informations de la personne connectée dans une variable globale appelée _Utilisateur, à l’aide de la fonction Set. Ces informations pourront ensuite être affichées dans des étiquettes de texte, comme le nom et le prénom, ainsi que sa photo dans un contrôle de type Image.

 Pour cela, placez-vous dans Power Apps Studio afin de modifier votre application.

Si vous l’avez fermée et que vous souhaitez la rouvrir :

 Allez sur make.powerapps.com.

 Cliquez sur Applications.

 Sélectionnez votre application et choisissez Modifier.

Power Apps Studio s’ouvrira.

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Une fois l’application ouverte :

 Cliquez sur l’Arborescence puis, dans App, sélectionnez la propriété OnStart.

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Cette propriété permet d’exécuter des commandes automatiquement au lancement de l’application. Dans cet exercice, la variable globale _Utilisateur sera définie au lancement de l’application avec les informations de l’utilisateur, à l’aide de la fonction User().

 Dans la propriété OnStart, saisissez :

Set(_Utilisateur; User())  
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Pour tester la propriété OnStart d’une application, vous pouvez faire un clic droit...

Conclusion du chapitre

Dans ce premier chapitre, vous avez découvert Power Apps, compris la différence entre Canvas Apps (applications canevas) et Model-driven Apps (applications pilotées par modèle), exploré Power Apps Studio et réalisé vos premières manipulations. Nous avons également posé les bases de notre fil rouge, l’application de gestion des demandes internes.

Dans le chapitre suivant, nous nous appuierons sur une application générée à partir d’une liste SharePoint pour comprendre comment interagir avec les données au sein de l’application. SharePoint servira de premier support à nos demandes internes.