Le Raspberry Pi 500
Introduction
Comme avec le Raspberry Pi 400, la Fondation décline en décembre 2024 le Raspberry Pi 5 dans une version en forme de clavier. L’idée est de faciliter la mise en œuvre et l’utilisation d’un Raspberry Pi pour celles et ceux qui préfèrent l’utiliser sur un bureau. On retrouve l’esprit de certains ordinateurs du siècle dernier comme les ZX81, Amstrad, Commodore ou Atari, avec lesquels il suffisait de les connecter à un écran - qui étaient plutôt des téléviseurs à l’époque - pour démarrer dans le monde de l’informatique et du codage.
Un Raspberry Pi 5 dans un clavier
1. Description
Le Raspberry Pi 500 se présente donc sous la forme d’un clavier dont la tranche supérieure présente l’ensemble des connecteurs. Cette disposition facilite la connexion des périphériques comme les écrans, la souris, le réseau ou l’alimentation.
Le Raspberry Pi 500 est commercialisé seul pour une centaine d’euros, ou bien en kit avec alimentation, carte micro SD, souris et livret de mise en fonctionnement aux environs de 150 €. Beaucoup de dispositions de clavier sont disponibles, dont notre azerty français.
Il se différencie de son prédécesseur le Raspberry Pi 400 par les éléments suivants :
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La coque arrière est passée du « rouge framboise » au blanc !
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La touche [Num Lock] a été supprimée, pour faire place à une vraie touche de mise en Marche/Arrêt en haut à droite.
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Le port Ethernet est resté à gauche (clavier vu de face, ou à droite si l’on regarde les connecteurs en face), mais la position de tous les autres connecteurs ont subi une symétrie droite/gauche.
2. Caractéristiques
Les caractéristiques de ce Raspberry Pi 500 sont globalement identiques à celles de son petit frère le Raspberry Pi 5. Néanmoins, pour des raisons évidentes de mise en boîte, toute la connectique du Raspberry Pi 5 n’est pas entièrement reportée sur le Raspberry Pi 500. Listons les différences une par une :
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Seuls trois ports USB sont disponibles, l’un des ports USB 2.0 étant utilisé en interne pour le clavier lui-même.
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Pas de port PCIe.
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Pas de connecteur pour une batterie RTC, pour la vidéo analogique ou pour un bouton d’alimentation externe.
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Pas de possibilité d’alimentation en PoE, mais ce point réserve malgré tout une surprise intéressante que nous découvrirons plus loin.
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Pas de connecteurs CSI/DSI pour des caméras ou des affichages externes.
En dehors de ces suppressions, nous avons affaire au même CPU, fonctionnant à la même fréquence avec les mêmes performances. À ce jour, il n’existe qu’une seule capacité...
Le Raspberry Pi 500+
Voici la dernière nouveauté de l’automne 2025 : l’arrivée du Raspberry Pi 500+.

La nouveauté la plus surprenante est le clavier. Il adopte des touches plus grandes, une répartition plus proche d’un clavier classique et une mécanique robuste qui offre un parfum de retour aux vieilles machines à écrire en termes sonores. Par ailleurs, vous constaterez qu’il n’y a désormais plus de LED pour le contrôle de l’alimentation électrique, du mode majuscules/minuscules et de la LED utilisateur... mais en réalité, il y a maintenant autant de LED qu’il y a de touches, puisque chacune d’entre elles est rétroéclairée par une LED RVB. Diverses animations lumineuses sont programmées en standard et sont visualisables avec la combinaison de touches [Fn][4]. L’intensité lumineuse est réglable à l’aide de la combinaison de touches [Fn][5] et [Fn][6]. Pour rendre encore plus ludique ce rétroéclairage, vous pourrez programmer vos propres animations lumineuses. Les touches sont démontables à l’aide d’un petit outil d’extraction livré. Vous pourrez « customiser » l’apparence de votre Raspberry Pi 500+ avec un jeu touches personnalisé !
Sous le capot, on retrouve la même...
Conclusion
En matière d’analyse d’images, l’arrivée du Raspberry Pi 500+ change la donne. En effet, si le Pi 500 interdisait l’utilisation d’un coprocesseur externe par l’absence de port PCIe, ce n’est plus la même chose avec le Pi 500+. Rien ne vous empêche désormais de remplacer le disque dur SSD interne par le coprocesseur de la carte AI Kit (voir chapitre Un Raspberry Pi taillé pour l’analyse d’images, sous-section L’AI Kit). Ainsi, soit vous revenez au démarrage via une carte micro SD, soit vous démarrez sur le disque dur SSD que vous aurez installé dans un boîtier USB 3.0. Côté source d’images, vous pourrez utiliser une webcam USB.
Ce nouveau facteur de forme, apparu avec le Pi 400 et ayant pour nom de code X00, s’adresse à un public moins bricoleur, moins « maker », qui souhaite une utilisation plus conventionnelle ou bureautique. Il facilite la mise en œuvre en étant immédiatement prêt à fonctionner dès la sortie du carton, sans risque de détérioration liée à une carte électronique nue sur une table.